« Une érotique de la rencontre, de l'événement,
de ce qui arrive. »
Une main sur le piano, une autre sur le "xenophone" (un Fender
Rhodes détourné et trafiqué par ses soins, qui lui
permet de sonner comme une guitare électrique) : c'est ainsi
que se présente en scène BOJAN Z, le bouillonnant
pianiste des Balkans découvert autrefois par Henri Texier.
Né à Belgrade, Bojan ZULFIKARPASIC commence ses études
de piano dès l’âge de 5 ans et découvre successivement
la musique classique, les Beatles, Jimi Hendrix… puis, à l'âge
de 13 ans, le jazz (Herbie Hancock, Chick Coréa et Keith Jarrett)
qui, selon lui, vu de là-bas et à cette époque, relevait
d’esprits rebelles. Plus tard, dans l’orchestre de l’armée,
il se familiarise avec la musique traditionnelle balkanique.
Arrivé en France en 1988, BOJAN Z devient rapidement un nom incontournable
du jazz français et se lie d’amitié avec les gens de
sa génération, comme Julien Lourau, Magic Malik et autres.
Le voici aux commandes d'un nouveau groupe : le Tetraband.
Au trombone, un maître du phrasé et de la syncope: Josh Roseman.
Le tout, dans ce qu'il faut de feinte nonchalance. À la basse, du
très sérieux : "Disco" Mink. Lisibilité,
lumière, à-propos parfait. Pas de notes en trop, juste les
bonnes. Et enfin, Sebastian Rocheford, rythmicien des nanosecondes, batteur
anglais aux manières destroy des groupes Polar Bear et Acoustique
Ladyland.
Le Tetraband de BOJAN Z décline une volonté de se
jouer des frontières: funk, punk, groove, musiques populaires
et savantes, au choix. Emportements, retour au calme, paroxysmes, le tout
avec un art du détournement aussi sûr qu’explosif.
Une musique « border line » par nature, dont les fulgurances
rythmiques ne doivent pas faire oublier ses trésors mélodiques.
Vous avez dit "Jazz Punk"?
À écouter : Xenophonia
site : www.bojanz.com
Production Grenoble Jazz Festival
Tarifs : 25 € / 20 € / 15 €