Blog de Jazz Grenoble

fév 25

Danse et musiques improvisées

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Lundi soir au Pacifique-CDC, le clarinettiste Louis SCLAVIS a présenté sa rencontre et sa collaboration avec la chorégraphe Mathilde MONNIER. 3 films ont illustré ses paroles : Chinoiseries (1990), duo pour une danseuse et un clarinettiste, Signes Extérieurs (pièce pour 3 musiciens et 3 danseurs créée au festival « Jazz à La Villette » 2008), où les indications de jeu sont transmises aux danseurs comme aux musiciens par l’intermédiaire d’une vidéo.

Et enfin Bruit Blanc (1999), travail de dialogue par le corps entre Mathilde MONNIER et une jeune autiste. Pour ce projet qui n’est absolument pas un spectacle, Mathilde Monnier a sollicité Louis SCLAVIS en vue qu’il compose une musique. Cette expérience a suscité chez les spectateurs une grande curiosité, la place du musicien dans cette rencontre particulièrement intime était en effet difficile à trouver. Le clarinettiste cherche à instaurer une distance entre la musique et la danse, ce qui lui garanti une plus grande liberté dans sa création. Et la liberté musicale, c’est bien ce quoi vers tend Louis SCLAVIS lorsqu’il affirme qu’il n’a « rien à prouver, rien à démontrer ni à dire ». La musique de Louis SCLAVIS, si elle peut sembler conceptuelle à certains, trouve sa source d’inspiration dans un ressenti tout à fait singulier. Comme le dit l’artiste « c’est une musique physique, tactile, presque minérale » car au fil de la danse,  cette musique s’impose d’elle-même, et celui qui la joue n’en est que l’interprète.

« Le rapport entre ces deux arts, c’est un rapport originel, celui qui lie le souffle au corps ». Louis SCLAVIS

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