” Un instrument grave “

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Pour ce “Rendez-Vous” à La Maison de la Musique, Didier Levallet nous a fait la surprise de venir avec sa propre contrebasse ! Belle initiative puisque cela lui a permis d’illustrer en live ses explications autour de cet instrument imposant et impressionnant, né au milieu du XVIIe siècle pour doubler les violons et violoncelles, dans les orchestres romantiques.
Pendant deux heures, le directeur du festival de Jazz en Clunisois, a déroulé l’histoire de l’instrument et des grands musiciens qui y sont associés : des cordes en boyaux aux cordes métalliques, de Wellman Braud à Charles Mingus, du travail à l’archet au “walking bass”…

Avec ses quatre cordes (sol / ré / la / mi), la contrebasse est bel et bien un “instrument grave” qui a du s’imposer face aux tubas pour gagner sa place dans l’univers jazz. Et oui ! Contrebasses et tubas tiennent le même rôle : ils soutiennent harmoniquement l’ensemble de la formation. Or, avouons-le, il est plus aisé de se déplacer avec un tuba.

C’est Duke Ellington le premier qui lui offre le devant de la scène (1927, Wellman Braud) : la contrebasse devient fondamentale au sein de la section rythmique. ” L’instrument que l’on n’attend pas mais dont l’absence se ferait entendre “.
À partir des années 30 et 40, des solistes célèbres se font connaître : John Kirby, Walter Page, Jimmy Blanton (qui est le premier à enregistrer un disque comme soliste)… Scott LaFaro, plus tard, qui s’illustre au sein du trio de Bill Evans… Jusqu’à l’incontournable Charles Mingus, qui, dans les années 60, marque son nom dans l’histoire du jazz et de la contrebasse grâce à un jeu véloce, puissant, inspiré.

Ainsi, partie du fond de l’orchestre, la contrebasse a gagné sa place en pleine lumière et a traversé toutes les périodes du jazz.

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