Blog de Jazz Grenoble

jan 30

Jimi Hendrix et le jazz

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La conférence de Jean-Paul Marry mercredi soir à La Chaufferie, nous a plongés dans ce monde empli d’expériences et de psychédélisme qu’était celui de Jimi Hendrix.  Il fut plus particulièrement question des rapports étroits que le guitariste entretenait, et entretient toujours  à travers son héritage musical, avec la musique de jazz. Grâce à une utilisation des supports audio et vidéo, l’immersion était totale.

Il a su s’approprier jusqu’à la transcender, cette fameuse ‘note bleue’ qui sublime la musique de blues ; et grâce à sa technique, à son jeu fait d’effets wah-wah et de spiritualité indienne, à sa présence scénique hors du commun, il n’a jamais cessé de fasciner.

Ses collaborations avec les jazzmen et les bluesmen de l’époque sont nombreuses, et pas des moindres. On peut citer à titre d’exemples les noms de Dave Holland ou de John Mac Laughlin… Miles Davis lui-même (dans sa période ‘Bitches Brew’, soyons d’accord), a subi de façon notable l’influence du guitariste. Jimi fut donc autant influencé par le jazz, que les jazzmen le furent par lui, et continuent à le rester.

“I can’t express myself in easy conversation, the words just don’t come out right. But when I get up on stage, well, that’s my whole life. That’s my religion. My music is electric church music, if by ‘church’ you mean religion, I am electric religion” J.H.

A méditer…

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jan 13

” Un instrument grave “

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Pour ce “Rendez-Vous” à La Maison de la Musique, Didier Levallet nous a fait la surprise de venir avec sa propre contrebasse ! Belle initiative puisque cela lui a permis d’illustrer en live ses explications autour de cet instrument imposant et impressionnant, né au milieu du XVIIe siècle pour doubler les violons et violoncelles, dans les orchestres romantiques.
Pendant deux heures, le directeur du festival de Jazz en Clunisois, a déroulé l’histoire de l’instrument et des grands musiciens qui y sont associés : des cordes en boyaux aux cordes métalliques, de Wellman Braud à Charles Mingus, du travail à l’archet au “walking bass”…

Avec ses quatre cordes (sol / ré / la / mi), la contrebasse est bel et bien un “instrument grave” qui a du s’imposer face aux tubas pour gagner sa place dans l’univers jazz. Et oui ! Contrebasses et tubas tiennent le même rôle : ils soutiennent harmoniquement l’ensemble de la formation. Or, avouons-le, il est plus aisé de se déplacer avec un tuba.

C’est Duke Ellington le premier qui lui offre le devant de la scène (1927, Wellman Braud) : la contrebasse devient fondamentale au sein de la section rythmique. ” L’instrument que l’on n’attend pas mais dont l’absence se ferait entendre “.
À partir des années 30 et 40, des solistes célèbres se font connaître : John Kirby, Walter Page, Jimmy Blanton (qui est le premier à enregistrer un disque comme soliste)… Scott LaFaro, plus tard, qui s’illustre au sein du trio de Bill Evans… Jusqu’à l’incontournable Charles Mingus, qui, dans les années 60, marque son nom dans l’histoire du jazz et de la contrebasse grâce à un jeu véloce, puissant, inspiré.

Ainsi, partie du fond de l’orchestre, la contrebasse a gagné sa place en pleine lumière et a traversé toutes les périodes du jazz.

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