Huhej Vildedyr
Huhej Vildedyr ou l'apologie de la douceur
Mercredi soir, la formation danoise a recouvert la MC2 d'un nuage de douceur pour un concert intimiste et chaleureux.
"Les animaux sauvages" n'ont pas lâché les chiens. Bien au contraire, c'est avec un naturel salvateur qu'ils ont déroulé toute la palette de leur répertoire. Au cur de l'enchantement, la jeune chanteuse Hanne Raffsnoe a fait preuve d'une générosité remarquable. C'est sans chichis ni fanfreluches qu'elle a donné de la voix pour nous conter de formidables histoires. Celle de son copain trop musclé, du temps que l'on perd inlassablement, de ces rues sur lesquelles on vagabonde sans même y prêter attention. Des histoires banales, celles du quotidien.
Les cinq larrons n'ont cessé de surprendre par leur énergie et leur expressivité, grâce à une mise en scène placée sous le signe de la convivialité et de l'échange.
La preuve définitive, s'il en fallait une, que le jazz n'a pas fini de déployer toute la force de sa diversité.